Temps de jeu:
176 minutes
Alors oui, j'aurai pu jouer à PowerWash Simulator afin d'expérimenter la mécanique de gameplay visant à nettoyer des objets divers et variés... mais quitte à m'y consacrer pour la première fois, autant faire reluire une bien plus belle carrosserie...
(Voilà, la blague de beauf, c'est fait. Maintenant je peux passer à la critique)
Giant Waifu Wash Simulator vous met dans la peau d'un nettoyeur (non, pas comme 47) dont les services vont être mis à contribution par Vellory, une starlette de passage dans votre ville pour les six prochains jours. Ville ne disposant visiblement pas de douche géante.
Au cours de six missions, vous allez parcourir cette petite ville côtière à la recherche de vos objectifs, rappelés sur votre tablette et sur le compas situé en haut de l'écran.
Chacune de ces missions dispose d'entre trois ou quatre objectifs :
1/ Nettoyer Vellory,
2/ Nettoyer un graffiti représentant la belle,
3/ Nettoyer un ou deux objets situés en ville, comme un stand de glacier... ou un des quelques jouets que madame aura laissé traîner en ville (... et on dit que les hommes ne rangent pas leur affaires).
Accomplir chacun de ces objectifs débloquera un Artwork visionnable à loisir dans le mode Gallery dédié, et une fois que vous les aurez tous terminé, vous pourrez passer à la journée suivante via votre tablette.
Afin de nettoyer Vellory dans les moindres recoins (et de se rincer l'œil au passage), vous pourrez interagir avec un panneau jaune (type "Attention sol glissant") situé à côté de la belle afin de lui faire changer de pose (entre deux et trois positions sont proposées dans chaque niveau).
Une fois que madame sera propre, elle profitera de votre présence pour s'amuser en solo (oui, je parle bien du contenu H du jeu).
Je m'arrête rapidement sur la modélisation de Vellory. Le modèle 3D est dans la bonne moyenne des jeux du genre mais, au sortir de Werewolf: The Inner Beast et Haunting Heavens, Vellory paraît bien fade.
Opportunisme de rédaction pour passer aux points négatifs.
Vos séances de Body Washing seront ponctuées de dialogues à choix multiples.
Des choix qui se révèlent aussi utiles que la bite d'un Pape (oui, vous avez la ref) étant donné qu'ils ne débloquent rien hormis un succès Steam.
Les deux succès Steam "Friendly Approach" et "Cold Attitude" dépendront chacun d'un unique choix de dialogue dans deux missions différentes.
J'ai subitement envie de citer les développeurs : "Vos choix influencent le déroulement, même si tout n’est pas immédiatement clair."
Si, si, tout est clair et je vais vous traduire : "Vos choix influencent quelques malheureuses lignes de dialogue et peuvent vous octroyer un succès Steam". C'est moins vendeur mais plus honnête.
En parlant de succès Steam, le studio Lewd Star a ajouté trois autres succès inutiles afin de vous pousser à explorer des lieux que vous n'auriez pas été visiter sans ça.
Pourquoi avoir implanté des succès inutiles ?
Pour empêcher les joueurs de platiner le jeu en moins de deux heures et de demander un remboursement.
C'est de bonne guerre mais pas foncièrement utile étant donné que les séances de nettoyage des bâtiments sont de plus en plus longues au fur et à mesure de votre progression.
La saleté accroche d'avantage, et malgré le fait que vous débloquiez plusieurs embouts ayant des effets "différents" (il faut vite le dire) pour votre pistolet à eau, certaines surfaces vous demanderont de longues minutes avant de les avoir nettoyé (le bar de la plage et la fontaine pour ne citer qu'eux).
Toujours au rang des choses qui agacent, le jeu manque de finition.
La zone que vous êtes en train de nettoyer et le niveau de complétion de ladite zone sont affichés à côté de votre viseur. Pratique.
Cependant, le niveau de complétion affiché est différent de celui indiqué sur votre tablette. Bilan. Les informations figurant sur votre tablette sont inutiles.
Mais le plus gros bémol que je trouve à ce titre, c'est l'absence d'un mode Free Cam, surtout au vu du prix affiché (12 euros une fois que l'offre de lancement sera passée).
Certes vous pourrez continuer de déplacer votre avatar une fois que Vellory sera propre, mais avoir la possibilité de varier les zooms et angles de vue sans avoir à subir l'Interface Utilisateurs aurait été un vrai plus.
(D'autant plus que c'est ce que le Teaser du jeu laisse entrevoir...)
Je terminerai sur le Sound Design. Alors autant les musiques font le job, autant les ronronnements incessants des hommes chats (?!) se promenant en ville pourront se montrer agaçant lorsqu'un bug sonore provoquera leurs superpositions, dont le son ressemblera alors davantage à un moteur de tracteur.
D'ailleurs, en parlant des hommes chat (oui je m'arrête sur un détail en apparence anodine mais qui cristallise ce que je reproche à Giant Waifu Wash Simulator).
Ce modèle a été ajouté en nombre conséquent car il est peu gourmand en ressources et masque le vide intersidéral qui se dégage de la carte du jeu.
Voilà la proposition de Giant Waifu Wash Simulator : une plastique qui rend bien dans les Trailers mais un contenu vide dont on a artificiellement rallongé la forme, et dans laquelle surnage un jeu bâti autour d'un gameplay simpliste (mais qui reste de loin la meilleure partie du soft).
Bref, Giant Waifu Wash Simulator n'est pas une purge absolue et procure même un peu de fun (surtout pendant les séquences de Body Washing et vos interractions avec Vellory).
Mais à titre personnel, je ne passe pas sur le manque de finition, les principes artificiels de rétention des joueurs ajoutés à la truelle, et un Teaser mensonger vendu au prix de 12 euros.
👍 : 18 |
😃 : 3